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Quand le récit s’enflamme… ou pas

Avez-vous déjà connu la spirale de l’inspiration qui s’empare de vous au point de prendre le contrôle de votre esprit et de vos doigts qui saisissent frénétiquement les mots les uns après les autres sur le clavier ? Ou, en tant que lecteur, la passion (même à travers la lecture d’un roman de fiction) d’une intrigue qui vous emporte loin dans votre imaginaire ? Dans les deux cas, c’est simple : le point final est nostalgique, on se dit qu’on en voulait plus mais malheureusement, il n’y a plus rien à faire. Lorsque c’est terminé, c’est terminé. Et pour le lecteur qui doit interrompre sa lecture pour aller travailler, dormir, partir en cours… c’est également très difficile lorsqu’il est totalement absorbé par l’intrigue au point d’en oublier parfois le temps qui passe.

Si vous répondez oui à tout cela, alors on se comprend. Si non, soit parce que vous débutez, soit parce que vous êtes victime du syndrome de la page blanche ou que vous subissez une baisse subite d’inspiration, quelles sont les techniques pour raviver la flamme ou pour la lancer ? Explications.

 

La spirale de l’inspiration et de la passion vous emporte en tant qu’auteur ou lecteur

La genèse de l’inspiration

D’où vient l’inspiration ? Lorsque vous avez ce “petit truc” (oui oui, vous savez de quoi je parle), tout peut venir secouer votre créativité :

  • Une scène de la vie courante (provoquée par des proches ou des inconnus dans des endroits divers et variés) : une parole d’apparence sans importance qui déclenche subitement une rafale d’inspiration en vous, une conversation à laquelle vous participez ou que vous entendez, voire même un événement lambda qui vous emporte dans des dérives d’imagination sensationnelle qui n’ont finalement plus rien à voir avec ce que vous avez vu ou entendu ou départ ;

  • Une idée provoquée par une lecture sur un blog, un site web, en visionnant un film… (là encore, ce qui va en sortir peut y ressembler de près ou de loin ou être complètement différent) ;

  • Un rêve> : soit en rêvant les yeux ouverts (daydreaming en anglais, j’adore ce mot !) dans un instant de détente, soit la nuit en dormant -personnellement, mes songes regorgent d’histoires fantastiques, de science-fiction ou d’horreur et oui, même la nuit ! ;

  • Une idée qui vous prend sans prévenir : combien de fois m’est-il arrivé d’être en vacances en famille, de me dire “STOP, on arrête d’écrire pendant quelques jours”, et là, subitement une petite idée d’intrigue qui commence à germer dans mon esprit, j’essaye de l’ignorer mais elle grandit encore et encore, avec des détails qui se rajoutent, tant qu’elle finit par accaparer presque entièrement mes pensées, au point que je craque et je sois obligée de trouver un ordinateur, une tablette ou au moins un papier et un crayon pour laisser libre court à ma créativité. Grr, finies les vacances ! En fait, la plupart du temps, quand je n’écris pas, je suis en train d’élaborer en pensées la suite de mon roman actuel ou bien d’envisager une intrigue pour mon futur roman. Mon cerveau est rarement au repos de ce point de vue là -jour et nuit, comme vous l’avez compris. C’est ça la passion ! Avis aux connaisseurs 😉.

 

Quand l’imagination s’en mêle, vous pouvez partir loin, très loin de la réalité…

Du point de vue de vous, lecteurs, comme je l’avais indiqué dans mon tout premier article pour présenter ma passion, quand le récit est parfaitement ficelé et qu’on s’y laisse prendre, vous lisez ses lignes et l’intrigue se met à vivre sous vos yeux en cinq dimensions.

Il est maintenant temps d’expliquer aux romanciers en herbe comment trouver l’inspiration.

Les premiers pas (ou les balbutiements)

Comme un enfant, il faut souvent hésiter un peu, tâtonner, chuter… avant de pouvoir tenir debout et avancer.

Avant toute chose, je dirais qu’il faut aimer lire. Lorsque j’étais plus jeune, avant de commencer à écrire et même pendant, j’étais une fervente adepte de lecture en tout genre, et notamment des fictions (aventures, fantastique…, je n’étais pas encore trop branchée science-fiction). Pourquoi faut-il aimer lire ? Tout simplement parce que d’une part, inconsciemment, vous assimilez les règles françaises d’orthographe et de grammaire (plus nombreuses et complexes qu’il n’y paraît, il semblerait que notre langue soit l’une des plus difficiles à assimiler), ce qui vous permettra par la suite d’éviter un maximum de fautes dans vos propres compositions (même si vous êtes un pro de l’orthographe et de la grammaire, les fautes d’inattention sont toujours possibles, surtout lorsque vous êtes absorbé-e- par la rédaction de votre roman et que vous vivez son intrigue en même temps, et c’est ça qui est beau 😍). D’autre part, la lecture est aussi une passion qui se transformera par la suite en passion pour l’écriture, dans les genres que vous aimez lire ou dans d’autres pour élargir vos horizons.

Si vous vous épanouissez dans la lecture, vous vous épanouirez dans la rédaction de romans… C’est mon expérience personnelle qui vous le dit.

Et évidemment, par extension, il faut aimer écrire, au moins avec clavier et ordinateur, faire le moins de fautes d’orthographe possibles, avoir un excellent logiciel de correction ou faire appel à un correcteur professionnel. Of course, ces deux dernières solutions ont un coût mais rassurez-vous, si jamais vous avez les moyens de vous les offrir, les fautes d’orthographe sont un souci secondaire. L’important, c’est la passion ! Vous pouvez aussi vous faire relire par un proche parfait en orthographe et grammaire (et oui, ça existe).

Après vous être régalé-e de centaines ou de milliers de lectures (ce qui ne vous empêche pas de continuer ensuite), un déclic vous vient tout à coup. L’inspiration, fruit de vos lectures passées et de votre imagination débordante, va soudain éveiller une envie en vous, une envie qui va se concrétiser par la rédaction de votre premier roman ou de votre première nouvelle.

Le désir d’écrire une fiction (ou autre) m’est en ce qui me concerne venu pour la première fois à l’âge de 11 ans. A cette époque, j’étais plus fleur bleue que gaga d’actions et de rebondissements donc mes premières compositions ressemblaient plus à des nouvelles romantiques qu’à des fictions qui vous tiennent en haleine de la première à la dernière page sans vous laisser le temps de souffler un instant. Petit à petit, ensuite, j’ai inclus des événements surnaturels dans mes compositions romantiques (en fait, plutôt rapidement). Sachez que votre style évoluera en prenant de la maturité si vous devez encore grandir, ou en vieillissant. On n’est jamais les mêmes d’une année à l’autre. Comme on le dit si bien (et pour adapter le célèbre proverbe à ma sauce), il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas ! Non, sans plaisanter, imbéciles ou pas, de toute façon, c’est ainsi, on n’a pas le choix : en fonction de notre vie, de ses aléas, de nos rencontres, de nos expériences personnelles ou professionnelles… dans tous les cas, on change, qu’on le veuille ou non ! Et c’est ce qui peut aussi nous insuffler de l’inspiration, notamment à travers les autobiographies mais pas seulement.

Même si le désir est pressant au moment de coucher votre première œuvre sur papier ou informatique (étant née dans la fin des années 80, j’ai commencé à rédiger des nouvelles fin 90, l’ordinateur n’était pas encore présent dans tous les foyers, donc j’ai commencé à écrire sur les feuilles quadrillées du collège avec un simple stylo), je vous conseille de noter tout d’abord les grandes lignes de l’histoire qui prend vie dans votre esprit afin de garder un axe précis et ne pas vous éparpiller partout. Ce n’est qu’une option facultative, surtout lorsqu’on est jeune, car à ces âges-là, on s’emballe facilement, on est pressés, alors pourquoi se casser la tête à décrire les grandes lignes alors qu’on peut commencer tout de suite à écrire ce qui nous trotte dans la tête ? (je sais de quoi je parle, et je le comprends parfaitement, car parfois, l’inspiration est vraiment très envahissante et pressante). C’est une astuce que vous pouvez envisager par la suite, lorsque vous commencez à vous poser un peu autant émotionnellement parlant (au moment où les hormones cessent de s’agiter) que du point de vue de l’écrivain (quel que soit votre âge). Comme je l’ai expliqué plus haut, au début, on tâtonne un peu, bien qu’il soit arrivé que de jeunes auteurs (voire très jeunes auteurs) aient publié immédiatement leur première œuvre sans avoir fait de compositions brouillons avant pour tâter le terrain. A ce niveau-là, c’est plus que de la passion, c’est carrément un savoir-faire inné ! Heureusement, il n’est pas indispensable pour devenir écrivain, ce savoir-faire peut aussi s’acquérir avec le temps et l’entraînement.

Même si vous êtes pressé-e par votre premier jet d’inspiration, essayez de vous poser, cela peut être bénéfique

Après votre première expérience littéraire, et si vous êtes vraiment fait pour exercer cette activité à plein temps ou régulièrement (certains s’arrêtent à une seule œuvre, quel que soit le domaine, je pense notamment à la fameuse chanson Born to be alive, son interprète n’a fait que celle-ci et elle a tellement cartonné qu’il n’en a plus sorti une seule après cela), ne vous inquiétez pas : l’inspiration vous vient n’importe quand, à partir de n’importe quoi. Et parfois même, tout le temps, sur des sujets différents, comme c’est mon cas. J’ai d’ailleurs souvent plusieurs projets de romans en cours à la fois mais ce n’est pas grave. L’important, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, c’est la passion. Peu peuvent se permettre de se vanter qu’ils vivent de leur passion : c’est le cas des auto-éditeurs mais ce peut l’être aussi des écrivains qui passent par un éditeur. L’important est de travailler pour soi-même (et ensuite pour ses futurs lecteurs qui attendent de pouvoir se changer les idées, de s’évader, mettez-vous à leur place en tant qu’ancien ou actuel lecteur) et de se faire plaisir, en toute circonstance.

Il peut arriver parfois, malheureusement, quelle qu’en soit la raison, que tout à coup, vous subissez une baisse de créativité. Nous allons voir maintenant comment remonter la pente.

Relancer l’inspiration lorsqu’elle s’éteint un peu (ou beaucoup)

Si cet état vous torture vraiment, c’est un signe : vous êtes faits pour être écrivains, c’est dans vos veines, voire vos gènes (qui peut savoir ce qui se passe dans l’ADN ? 🤔).

Je ne vais pas vous proposer une séance de psychologie mais bien souvent, notre inspiration peut être bloquée à cause de problèmes personnels ou professionnels. Essayez avant toute chose de les détecter précisément puis de les démêler ou de les résoudre. L’inspiration devrait ensuite vous revenir rapidement. Il peut aussi s’agir d’une baisse de moral, peu importe sa source. Là aussi, résolvez le problème à l’origine (même si c’est parfois plus facile à dire qu’à faire, dans ce cas-là, faites-vous aider d’un proche ou d’un professionnel quel que soit son domaine d’activité en fonction de vos besoins) puis passez du bon temps avec vos amis ou votre famille, faites les activités qui vous plaisent le plus, sortez au cinéma ou visitez un musée pour vous changer les idées (si possible en bonne compagnie et pas seul-e-)… jusqu’à ce que le moral vous revienne.

Dans d’autres cas, ce peut être aussi un coup de fatigue. Là non plus, je ne vais pas vous prendre en séance médicale, mais simplement reposez-vous, ménagez-vous, prenez des vitamines (vous pouvez aussi envisager de passer une prise de sang pour déterminer si vous en manquez et lesquelles afin d’adapter votre traitement aux vitamines) ou préparez-vous des smoothies aux fruits frais, aux légumes frais ou tout ensemble (c’est plein de vitamines). Tout cela va vous requinquer vite fait, bien fait, et faire revenir l’inspiration à court ou long terme. En prime, mangez sainement et équilibré et faites du sport (qui libère l’esprit et reboostera votre inspiration après chaque séance). Est-il encore nécessaire de le rappeler ? 😯 On est toujours plus productifs quand l’énergie nous pousse en avant.

Retrouvez facilement et naturellement l’inspiration en suivant ces quelques conseils

Il existe d’autres cas où ceux cités précédemment n’y sont pour rien. Ce n’est sans doute qu’une passade, il suffit juste d’être un peu patient-e-.

Si malgré tout la situation commence à traîner en longueur et vous à vous impatienter (ce qui m’arrive souvent quand je suis dans ce cas), vous pouvez essayer de presser le retour de l’inspiration. Comment ? :

  • En regardant et/ou écoutant tout ce qui peut la favoriser, la titiller : films et séries dans les genres que vous écrivez -policier, fantastique, science-fiction, drame, romance, comédie…, musiques dites epic music qui vous reboostent littéralement en terme d’idées d’action (essayez par exemple celle-ci : https://youtu.be/ZrcmjQmVSRo?t=120 qui a été remixée pour un jeu vidéo vraiment brillant de mon point de vue), musiques plus tristes pour vous inspirer des drames (voyez en fonction de votre style littéraire, vous pouvez jeter également un coup d’œil à ma playlist Epic music, bien qu’elles ne soient pas toutes hyper rythmées, il y a un peu de tout et cela pourrait vous aider)… sans compter que les images qui s’affichent pour les accompagner peuvent aussi être inspirantes, jouer à des jeux vidéo qui invitent l’esprit au dépaysement, au renouveau (fantastique, aventure… dans des univers magiques ou non, avec des guerres mythiques ou non, des créatures mignonnes ou infernales imaginées et designées de A à Z, des mondes médiévaux, futuristes ou totalement différents de ce qu’on peut connaître, imaginer pour l’avenir ou avoir jamais vécu et vivre jamais, ou bien des jeux à choix du type policier, triangle amoureux ou ados qui découvrent l’amour… si vous êtes plus romance ou polar -encore une fois, adaptez le jeu à votre style, qui peut être autant sur console, PC que sur mobile) ;

  • En vous détendant : farniente allongé-e- au soleil sur un transat au bord de la piscine, parfaitement au calme, par exemple, laissez les pensées circuler dans votre esprit sans vous y accrocher, il est fort probable qu’une idée inspirante finisse par en émerger ; il faut savoir que les baisses d’inspiration sont souvent dues à une suractivité du cerveau qui gamberge trop dans l’hémisphère gauche -le cerveau de la rationalité, de la réflexion- et non dans le droit -le cerveau de la créativité, de l’innovation. Pour y parvenir, vous pouvez aussi faire de la méditation accompagnée ou non d’une musique calme, douce et relaxante ou simplement vous détendre en fermant les yeux et en l’écoutant (type clapotis d’eau, bols tibétains, chants grégoriens -si vous préférez ce style-, chant d’oiseaux ou de baleines… je suis tout à fait sérieuse, oui oui, essayez, vous verrez ou encore celle-ci. Bonne écoute ! 😇). Une balade dans la nature, vous asseoir au pied d’un arbre… en vous laissant imprégner des énergies calmes vous entourant, peut également représenter un bon coup de pouce ;

  • Demandez l’avis des autres ou un coup de main : quand je sèche sur un mot que je n’arrive pas à trouver pour mes romans, je soumets sa définition à un proche pour qu’il m’aide. Et là, bien avant qu’il réponde, le mot que je cherche apparaît dans mon esprit. Cette astuce s’adapte aussi au manque d’inspiration : allez demander à un proche que vous appréciez et qui vous apprécie (sinon il risque de vous regarder avec de gros yeux 😶) qu’il vous donne un sujet de roman dans le style que vous rédigez. Et pouf ! Comme si votre marraine la fée (ou votre muse) venait de vous lancer un coup de baguette magique, un thème vous vient spontanément ;

 

Prenez le temps de vous détendre et de faire le vide dans votre esprit pour laisser venir l’inspiration

 

  • Se détendre sous une douche bien chaude ou dans un bain moussant qui sent délicieusement bon avec ou sans bougies (selon votre équipement) : dans mon cas, c’est automatique, la douche révèle en moi une inspiration insoupçonnée (c’est là que j’imagine souvent la suite de mes romans ou que mon inspiration se relance). Pour cela, relaxez-vous, détendez vos muscles, utilisez le mode jacuzzi ou les massages hydromassants sous la douche et laissez vagabondez votre esprit entre deux mondes (le monde réel et votre imaginaire) pour capter toute idée inspirante et créative ;

  • Prenez soin de vous : en salon de beauté ou de coiffure, laissez-vous aller pour quelques minutes ou heures de pure détente sous les mains expertes d’un ou une professionnel-le (massages du dos, des pieds, du corps entier, manipulation des cheveux -même pour une coupe de cheveux, c’est extra ! car vous avez forcément le shampoing additionné d’un massage du cuir chevelu, même si ce n’est pas volontaire de la part du coiffeur, puis la coupe en elle-même qui nécessite d’y glisser ses mains et le sèche-cheveux -l’hiver, c’est tellement agréable !). Je parie avec vous 100 € (et même davantage) que l’inspiration va débarquer tôt ou tard sans prévenir.

Et qu’en est-il de la fameuse angoisse de la page blanche ? (je déteste ce terme, il m’inquiète rien qu’à le prononcer, l’écrire ou le lire, c’est grave docteur ? 🤢). L’angoisse de la page blanche, pour ceux qui ne connaissent pas (si vous êtes auteur, vous êtes un veinard), c’est être en train de composer un roman et tout à coup… La page blanche s’impose sous vos yeux, l’inspiration disparaît subitement, vous n’avez plus la moindre idée de ce qui va se passer ensuite et même si vous avez prévu une trame de grandes lignes à suivre dès le départ, c’est le trou noir intersidéral. Vous restez horriblement seul-e- devant votre écran d’ordinateur, la créativité a déserté le champ de bataille, vous a abandonné-e- 😭. Alors, que faire ? Vous n’allez pas vous morfondre sur votre propre sort, déprimer, voire fondre en larmes. Non non, je vous rassure. Il existe plusieurs manières de relancer votre inspiration, il suffit juste de trouver celle qui vous convient le mieux en cherchant un peu (rien que le fait d’y réfléchir a une chance de vous réinsuffler de l’inspiration). Personnellement, je la force à faire son grand retour. Non pas en regardant des films, écoutant de la musique ou me détendant (bien que ces activités puissent vous aider grandement, à vous de tester), mais en imaginant une scène d’action coup de poing (qui ferait BOUM ! dans la tête des lecteurs tellement elle est inattendue), voire même totalement loufoque compte tenu de l’intrigue. A partir de là, je laisse fonctionner mon imagination toute seule pour inventer un événement complètement barré ou époustouflant/haut en couleurs de par ses détails. Il n’en faut pas plus à ma créativité, elle revient en courant. Ensuite, soit je supprime tout le paragraphe si vraiment je ne peux pas le réhabiliter dans le contexte de l’histoire (et là, ça fait mal 💔), soit je le réadapte si c’est possible (😃).

“La page blanche” : celle qu’on aimerait ne jamais connaître. Heureusement, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

Quelques surprises pour chatouiller votre inspiration

Parce que je suis gentille et que je vous aime bien, j’ai décidé de vous donner des pistes de thèmes de romans dans les domaines fantastiques, science-fiction et horreur, mes préférés, mais je me sens aussi plus à l’aise et en phase avec eux qu’avec tout autre. J’ai déjà essayé d’écrire une nouvelle de type polar, c’était une catastrophe, et encore, bien sûr, j’ai rajouté quelques événements fantastiques sinon je l’aurais laissée tomber avant la fin. Pour en rire un peu, et parce que l’auto-dérision ne fait pas de mal, en voici un extrait :

Le commissaire Girard monta aussitôt au premier étage. Derrière une porte, dans un bureau, le corps d’un trentenaire était étendu sur le sol, la moquette sombre souillée de sang tout autour de lui. Le cadavre présentait un trou profond sans cœur dans sa cage thoracique, ses yeux étaient écarquillés et des brûlures et des flagellations visibles sur les parties découvertes de son corps. Des policiers polonais prenaient des notes ou discutaient autour de lui tout en cherchant des preuves.

Si au moins il connaissait les motivations de ce tueur, il n’aurait aucun mal à le retrouver et à l’arrêter mais il ne savait rien. Cet assassin était vraiment très mystérieux et secret.

Girard posa des questions en français à l’interprète qu’il traduisit aux policiers polonais. La victime se nommait Max Nickson, il était anglais d’origine, de Londres plus exactement, et s’était installé en Pologne un an auparavant pour se rapprocher de sa sœur qui avait épousé un Polonais. Il était aussi journaliste. Le commissaire soupira après avoir reçu ces informations. Une fois de plus, aucun lien remarquable avec les autres victimes. A moins que Claire Laurens, la première victime, et lui, ne se soient rencontrés quand il habitait encore à Londres. C’était une piste à creuser.

Il confia à Lacroix et Pirez le soin de prendre des photos, faire des prélèvements et rassembler des preuves intéressantes. Mais à vue d’œil, Girard ne voyait rien qui puisse constituer une preuve manifeste ou évidente, parmi les livres de la bibliothèque, le bureau encombré ou le fauteuil en cuir près de la fenêtre.

Pendant que ses subordonnés étaient occupés, le commissaire interrogea la nièce de la victime, Anna, qui avait passé la nuit du meurtre chez son oncle. Elle disait “avoir tout vu”. Effrayée et bouleversée, elle ne pouvait plus s’arrêter de pleurer, prostrée sur le canapé du salon.

-Widziałem wszystko. Wszystko, ne cessait-elle de répéter, les yeux perdus dans le vague.

-Que dit-elle ?, demanda Girard à l’interprète.

-Encore j’ai tout vu, tout, traduisit-il de son accent polonais.

-Demandez-lui ce qu’elle a vu exactement, le pria le commissaire.

-Komisarz chce wiedzieć, co widziałeś, s’exprima t-il en s’adressant à la jeune fille de 17 ans aux cheveux longs et chatains et au teint clair, plutôt très pâle en cet instant.

Elle leva des yeux vers le commissaire, qu’il n’aurait su dire s’ils étaient vides de toute vie ou bien s’ils témoignaient de sa terreur profonde. En tous cas, il en fut très retourné. En fait, elle ne le regardait pas vraiment. Il avait plutôt l’impression qu’elle voyait au travers de lui.

Obudziłem się na około drugiej w nocy i usłyszał mój krzyk wuja. Wstałem i poszedłem do jego biura. Myślałem, że czuł się źle. Ale kiedy pchnął drzwi, widziałem … Widziałem …

Elle s’arrêta, des larmes dans la voix, incapable d’aller plus loin.

Elle dit qu’elle s’est réveillée vers deux heures du matin en entendant son oncle hurler. Elle est allée à son bureau en pensant qu’il faisait peut-être un malaise. Elle dit qu’elle a poussé la porte et elle a commencé à expliquer ce qu’elle avait vu mais elle s’est arrêtée.

-Dites-lui que tout va bien et que quoi qu’elle ait vu, c’est fini. Elle ne risque plus rien.

-Wszystko jest dobrze. Jesteś bezpieczny, répéta t-il à la jeune fille.

Elle hésita un instant, les mains tremblantes, avant de reprendre sa description de l’incident d’une voix blanche. Le commissaire Girard, qui ne comprenait pas un mot de polonais, décrocha rapidement devant ce long monologue incompréhensible. Il attendait avec impatience la traduction de l’interprête. Néanmoins, la version des faits d’Anna lui paraissait très intéressante à sa façon de faire des pauses et au timbre de sa voix qui tremblait de plus en plus. Cette jeune fille était tétanisée par la peur. Son amie et aussi voisine était assise à côté d’elle et elle ne pouvait pas la toucher sans qu’elle sursaute brusquement.

Elle dit qu’elle a vu une masse blanche qui avait l’apparence d’un fantôme, traduisit enfin l’interprète dont les traits faciaux avaient augmenté en étonnement au fur et à mesure du récit de la demoiselle. Son oncle ne pouvait plus bouger malgré sa peur. Puis ce fantôme a levé la main et l’a insérée dans le thorax de M. Nickson qui hurlait encore plus. Quand l’entité a retiré sa main, elle tenait son cœur. Son oncle s’est tu d’un coup avant de s’effondrer. Elle s’est alors rendue compte qu’il n’avait plus qu’un trou à la place du cœur. Il y avait du sang partout. Prise de frayeur, elle a hurlé et le fantôme l’a remarquée. Ensuite, il s’est approché d’elle en tenant le cœur devant lui, dans ses deux mains. Il s’exprimait dans une langue qu’elle ne connaît pas. Elle dit que le cœur battait encore. Horrifiée, elle est partie se réfugier aussitôt chez ses voisins qui sont venus constater de leurs propres yeux le décès de son oncle avant d’appeler la police. Elle dit aussi être sûre qu’ils pensent qu’elle a tué son oncle mais affirme qu’elle aurait été incapable de lui faire du mal.

Malgré sa profonde stupeur face au fond et à la forme d’une telle déposition, qu’il n’avait jamais entendue malgré toutes les enquêtes qu’il avait pu mener, sauf dans des cas de schizophrénie ou de prise de drogues accompagnées d’hallucinations, Girard poursuivit son interrogatoire.

-Et la jeune fille assise à côté d’elle est la fille de ses voisins ?, supposa t-il.

-Oui, répondit l’interprète qui le savait déjà.

-Où sont ses parents ?

-Dans la pièce à côté.

Il les interrogea aussitôt avec l’aide de l’interprète. Les parents de l’amie d’Anna confirmèrent ses dires. En plein milieu de la nuit, la jeune fille était arrivée en catastrophe chez eux, en larmes et en proie à la panique. Elle leur raconta ce qu’elle venait de voir, ce qu’ils tinrent à vérifier par eux-mêmes. Ils n’arrivaient pas à croire ce qu’elle affirmait. Et pourtant, tout était vrai. Le corps de son oncle gisait dans son bureau et présentait un orifice béant et ensanglanté en lieu et place de son cœur.

Maintenant que vous l’avez lu, peut-être qu’une idée lumineuse vous viendra pour écrire quelque chose de bien plus exceptionnel à partir de cette base. Si c’est le cas, faites-le-moi savoir dans les commentaires ou en me contactant via le formulaire et surtout si vous l’éditez, car je serais ravie de lire votre nouvelle ou votre roman, selon ce que vous produirez.

Deuxièmement, rien que pour vous également, j’ai ressorti un deuxième vieux dossier poussiéreux de mes placards. Il s’agit d’une histoire courte que j’ai composée en 2010 avec texte, images et musique. Cette version sera légèrement différente de l’originale car les images que j’avais utilisées à ce moment-là n’étaient pas libres de droits. C’est le seul détail qui va changer mais le style d’images est le même. Le texte, quant à lui, est fidèle à l’original mais pas la musique qui ne fonctionnait plus quand j’ai rouvert le document (une présentation PowerPoint) et que j’ai perdue. En outre, elle ne devait pas être libre de droits. Maintenant, si. Vous serez libres de vous inspirer de cette histoire comme bon vous semble, si un flash de créativité vous vient en la lisant. C’est un récit court et simple mais efficace que j’avais imaginé pour les enfants (il peut être adapté pour un roman ou une nouvelle pour adultes). Soyez un peu patient-e-s en attendant sa sortie. Le format présentation n’étant à mon sens pas des plus pratiques, j’ai décidé d’en faire une vidéo que je posterai sur YouTube mais que je compte d’abord bien travailler pour vous proposer quelque chose de sympa. A l’avenir, si le concept me plaît, il sera possible que je sorte à nouveau des vidéos présentant des histoires courtes en images et musique.

J’espère que ces deux petits cadeaux improvisés (et totalement imprévus quand j’ai commencé à écrire cet article) ont pu ou vont vous aider à retrouver l’inspiration ou à dénicher une idée géniale pour vos prochains romans ou nouvelles.

Un (minuscule) indice sur le sujet de cette histoire… Chuuuttt… Pourrez-vous le deviner ?

Conclusion

Dans tous les cas, inutile de vous inquiéter. Si vous êtes faits pour écrire des romans (des poèmes, des essais, ou quoi que ce soit d’autre), l’inspiration sera toujours là. Même si elle disparaît momentanément (ça arrive à tous, même les plus grands), elle reviendra. Et si jamais elle tarde un peu à repointer le bout de son nez, revenez lire cet article pour l’attirer comme des abeilles sur du miel.

N’hésitez pas à laisser en commentaires les astuces que vous utilisez pour raviver la flamme de l’inspiration lorsqu’elle vous fait défaut. Ce sera avec plaisir que nous pourrons échanger.

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